Le défi des vibrations environnementales dans les bâtiments à proximité des nouvelles lignes du Grand Paris

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« Lors de la première enquête publique, une réserve a été émise concernant la ligne 15 Sud sur le bruit et les vibrations en phase d’exploitation : les riverains craignaient des nuisances liées à la circulation des trains. Pour lever cette réserve auprès des commissaires enquêteurs, la SGP, entre autres actions, devait désigner un organisme de second regard pour suivre cette problématique, depuis les études, jusqu’aux travaux et la mise en service des lignes. 

Après consultation et mise en concurrence, c’est le CSTB qui a été retenu étant donné le classement de son offre technico-financière, adossé à la solidité de son expertise technique.

Sa première mission a été de vérifier la cohérence de la démarche rédigée par l’AMO dédié, et si des éléments de méthode faisaient défaut. Pour cela, il a défini des valeurs cibles en termes de bruit solidien et de niveau vibratoire, car, réglementairement, rien n’existe au sujet de la circulation des trains en souterrain. 

Notre AMO avait fixé des valeurs, mais le CSTB les a challengées et nous les avons finalement resserrées par rapport à celles initialement prévues. Il nous a également accompagnés sur l’analyse des résultats d’études de différents marchés passés par ailleurs : un marché de simulations numériques et un marché concernant des mesures de sols et de transfert vibratoire. L’étape actuelle est celle de la qualification des systèmes de pose de voies, pour lesquels le CSTB a contribué à la rédaction du cahier des charges. 

Il participera ensuite à l’analyse des résultats concernant l’ultime étape de vérifications, avec possibilité de corriger le type de pose de voies.

Le CSTB fournit une expertise très forte qui lui permet de donner la réplique à un AMO sur des sujets techniques de très haut niveau, et il a cette capacité à proposer modélisations et expérimentations autour d’un même projet ».